Horloge à mots

IMG_0928Pour la fin de l’année 2016, j’ai eu envie de créer une nouvelle horloge (ma dernière réalisation datant de fin 2013 avec une horloge à galvanomètre). Il y a quelques années j’avais lu cet article, dans la langue de Shakespeare, sur une horloge à mots . Le concept me plaisait et après une (très) longue gestation, j’ai décidé de concevoir la mienne, mais auf französisch !!
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Il me fallait donc commencer par créer un ensemble de mots disposés plus ou moins en carré permettant d’afficher l’heure courante. Pour éviter de dériver vers une solution difficile à gérer, j’ai pris le parti d’afficher l’heure par bloc de 5 minutes. Ce qui, avec l’utilisation des mots  « QUART », « MOINS », « LE » et « ET » m’a permis de n’utiliser que 9 mots pour exprimer les minutes, soit 23 mots au total avec les heures.
23 ? plutôt pas mal…et pourquoi ? parce que 24-1=23  bien évidement !!!
Plus sérieusement, 23 mots à illuminer c’est comme 23 bits à 0 ou 1. Et 23 bits tiennent dans 3 octets (24 bits)….on en reparlera plus loin quand il s’agira de penser à électronique qui prendra tout cela en charge.
Comme le montre la copie d’écran du fichier Excel ci-dessus, il m’a fallu ensuite assembler ces mots d’une part pour former ce « presque carré » recherché, mais aussi, pour faire en sorte que les chiffres(mots) apparaissent dans le désordre (ma touche perso 😉 )
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J’avais donc mon assemblage. Maintenant, il me fallait le rendre présentable et en faire quelque chose d’esthétique. Ayant vu une publicité pour des impressions de photos sur plaque de plexiglas (acrylique), j’ai pris le risque de m’aventurer vers cette solution, en partant du principe que la plaque devait offrir une légère transparence pouvant être rétro-éclairée avec une ou plusieurs leds très lumineuses.
Comme j’avais trouvé un sympathique cadre en bois pour servir de support à l’ensemble de l’horloge, il ne me restait plus qu’a créer une image de  30x30cm. Pour ce faire, j’ai utilisé le « clone » libre d’Illustrator, c’est à dire: Inkscape. J’ai utilisé du noir pour le fond et du blanc pour la police de caractère afin d’obtenir le contraste le plus élevé possible. Ne sachant pas ce que j’allais obtenir en rétro-éclairant, c’était plus prudent (et au final un peu plus « design » <- à prononcer « déssigne » comme feu mon grand-père).

IMG_0827Une bonne dizaine de jours plus tard, j’ai reçu ma plaque imprimée, que je me suis empressé de placer à l’intérieur du cadre. Un premier test avec une lampe de poche placée derrière a fini de me rassurer, le concept était bon !

Pour l’étape suivante, il fallait en premier lieu créer une boite à l’arrière du cadre afin d’y placer un cloisonnement en carton permettant de séparer chaque mot. Pour réaliser les parois de la boite, j’ai utilisé une chute de medium retaillée et collée à la colle vinylique. J’ai pu utiliser la même colle pour assembler les différents morceaux de carton. Pour le fond, qui a vocation à accueillir les leds, j’ai utilisé le même carton épais.

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Passons maintenant à l’électronique, comme je l’évoquais précédemment, 23 mots étaient à gérer. J’avais testé précédemment, dans la V2 de la domotique, une solution permettant de réduire le nombre de pins utilisé en sortie en utilisant des registres à décalage. Pour rappel, le registre à décalage transforme, en entrée,  un signal « série » sur deux fils (horloge et signal) sur lesquels on fait transiter les 8 bits d’un octet, et, en sortie, il active (ou pas) 8 sorties en parallèle. Dans le cas de l’horloge, 3 registres à décalage chainés les uns à la suite des autres permettent d’illuminer chacun des 23 mots (le tout étant commandé par seulement 3 pins d’un arduino).
Ce qui permet d’utiliser l’un des plus petits arduino de la gamme: le « nano ».
Je n’ai pas pu utilisé le 74HC595 comme modèle de registre à décalage  (comme pour ma domotique). En effet, celui-ci étant surtout conçu pour de la logique et non de la puissance, il n’était pas en mesure de délivrer le courant nécessaire à une dizaine de LEDs en simultané. J’ai donc opté pour un TPIC6B595N qui est capable de fournir 150mA par pin de sortie (de quoi subvenir largement aux besoins du montage). La grosse différence entre ces deux composants vient des sorties. Sur le  TPIC6B595N, un « 1 » logique se traduit par une mise à la  masse et non un +5v comme sur le 74HC595. Cela demande juste de câbler les cathodes des LEDs vers les pins de sortie, l’anode étant commune et alimentée en +5V.
Comme pour l’horloge à galvanomètre, la partie temps réel, s’appuie sur un chip DS3231 packagé en breakout (beaucoup plus précis qu’un DS1307 -> il ne dérive que d’une à deux minutes par an).  Pour rappel la communication avec l’arduino se fait via le bus I2C.

Ce qui donne le schéma suivant:

Pour la conception du schéma, du PCB et sa fabrication, j’ai utilisé Fritzing.
Le service de gravure de PCB en ligne offert dans ce logiciel est un peu onéreux mais la qualité du produit reçu est vraiment bonne: gravure double couche, vernis protecteur, cuivre étamé

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Le PCB après conception prêt à être envoyé au service de gravure offert par Fritzing

 

 

 

Voila ce que cela donne suite à la mise en place des composants (le résultat est plutôt compact).

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Puis avant câblage des différents blocs de leds:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une petite vidéo montrant le démarrage de la « bête ».
Afin de vérifier le bon fonctionnement de chaque bloc de leds, ceux-ci sont allumés en cascade. De même lors de la synchro entre l’arduino et l’horloge temps réel, le mot « ET » est illuminé si l’opération c’est déroulée correctement (le mots « MOINS » l’étant si la synchro est impossible).

Le code source est relativement court (350 lignes).
Il est dispo ici.

Domotique revisitée ;-)

IMG_0926La première version de ma domotique m’a accompagné pendant 3 ans, mais il était temps de faire évoluer tout cela !!!

D’une part pour ces relais qui n’arrêtaient pas de « claquer » à chaque action sur les volets ou à chaque déclenchement du chauffage, et d’autre part pour cette interface graphique façon « minitel » d’un autre temps 😉

Ce qui a donné un cahier des charges en deux parties:
– trouver un moyen de remplacer les relais par une autre solution
– avoir une véritable interface graphique digne de ce nom

Les relais:
pour la V1 de la domotique j’avais utilisé deux cartes de 16 relais où chacune des 32 entrées de commande était relié à un pin de l’arduino méga. Au delà du problème de bruit des relais, cela utilisait un trop grand nombre de sorties du microcontrôleur (à mon gout). Pour réduire ce nombre, il fallait passer par un système permettant un quelconque multiplexage des commandes. J’ai cherché à utiliser en premier lieu une solution basée sur une carte avec des relais sur bus I2C. J’en ai trouvé facilement un modèle 8 relais en vente sur Ebay. Si cette solution était intéressante du point de vue du nombre de pin utilisés (2 pins: SDA et SCL), cela ne résolvait en rien mon problème de bruit.

DSCF4892Je suis donc tourné vers une solution en deux partie. La première partie a consisté a utiliser une carte équipée de 8 relais « OMRON SSR G3MB-202P ». Ces relais sont des SSR (Solid State Relay), c’est à dire qu’il sont composés de composants électroniques ne faisant pas appel à des pièces mécaniques (donc pas de bruit !! 😉 ). Plus précisément, il s’agit d’un opto-coupleur (led+detecteur) qui commande un ensemble de transistors MOSFET en mode relais.
C’est la solution idéale dans mon cas, plus de bruit, pas de mécanique, donc, virtuellement inusable.
Concernant la deuxième parie de ma solution, il fallait que je trouve un moyen de réduire le nombre de pins utilisés, pour cela, je me suis intéressée aux registres à décalage. Derrière ce gros mot se cache un composant simple d’emploi qui permet de transformer un signal série en signal parallèle. Pour être plus clair, on envoie un signal d’horloge sur une patte et sur une autre on envoie les différents bits constituant un octet, en conséquence le composant va retranscrire cet octet en activant ou pas (0 ou 1) 8 pattes de sortie. Le registre à décalage le plus commun est le 74HC595, il a l’avantage d’être facilement chainable (on peut en commander 4 à la suite avec les mêmes fils), et de fonctionner très bien avec la bibliothèque « ShiftOut » développée pour les arduino.
domotique1_bb

Le schéma ci-dessous montre comment à partir de 5 fils (+5V; 0V; data; clock; latch) commander 32 sorties. Ce qui signifie qu’avec quatre 74HC595, il est possible de commander 4 cartes de 8 relais, le tout à partir de 3 pins (hors alim). Afin de réaliser quelque chose de compacte, j’ai souhaité faire mon propre circuit PCB plutôt que d’utiliser une plaque de prototypage et une multitude de fils volants. Je l’ai conçu avec le logiciel Fritzing qui permet de faire toutes les étapes depuis le schéma, en passant par le PCB, jusqu’à la demande de fabrication sur le net.
domotique1_circuit imprimé

Comme le montre ce dessin du PCB, je l’ai fait graver en double couche afin de minimiser sa taille. En bas se trouvent les entrées (2 pins d’alim+3 pins) et au milieu, chaque barre fourni l’alim et la commande de 2 cartes relais (+-12345678).

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Et voila le résultat: Les 4 cartes et le PCB en dessous (en blanc). Le relais 1 de la quatrième carte est activé dans cet exemple.

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L’interface graphique:

J’ai cherché pendant plusieurs mois une solution simple et peu onéreuse permettant d’avoir une interface graphique correcte, mais sans grand succès. Jusqu’au jour où je suis tombé sur un billet expliquant comment utiliser une liaison serie entre un arduino et un Raspberry Pi afin d’utiliser le Raspberry pi comme carte graphique HDMI moyennant un programme en python coté Pi interprétant les commandes passée sur le port série par l’arduino. Si c’est encore trop obscur, lisez l’article, le principe y est bien expliqué.
Le plus dur a été d’apprendre à programmer en python pour analyser les trames série, gérer l’écran tactile (vu comme une souris USB par le RasPi), afficher des images, rafraichir l’écran et renvoyer des trames à l’arduino en retour de toute action. Le code du programme python est dispo ici (le corps du programme commence à partie de la ligne 422).
Encore merci à Gilles pour sa maquette d’interface graphique 😉
La vidéo ci-dessous montre le fonctionnement de la chose:

L’énorme avantage d’un Raspberry Pi comme carte graphique est d’avoir pu réduire au maximum le code utile du coté de l’arduino. Par rapport à la V1 de la domotique le code passe d’environ 1700 lignes à 850. Avec cette nouvelle version la tache principale de l’arduino est désormais d’exécuter les taches planifiées (volets), et de gérer le chauffage.
Le code est dispo ici

L’ensemble de l’électronique avant remontage 😉

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Afficheur moto 2

IMG_0258une petite modification de ma réalisation précédente…
Et oui, l’écran OLED, c’est très bien de nuit ou au fond du garage… mais en pleine journée, ce n’est pas vraiment l’idéal. Pour être franc, c’est totalement illisible !!

Je me suis donc tourné vers la plus simple des solutions: un écran LCD simple de 4×12.
Pour éviter un nombre de fils trop important, j’ai utilisé un petit module LCD-I2c afin de ne cabler que 4 fils entre le boitier et l’afficheur (+5v;GND;SDA;SCL)

A noter que ce type de d’écran n’est pas des plus fréquent. Ce sont les 4×20 que l’on trouve le plus facilement. Néanmoins, dans mon cas, la place libre entre mon compte-tour et le tachymètre étant plutôt restreinte, j’ai du opter pour cette version moins large.

Pour afficher la valeur du rapport engagé, je me suis tourné vers la possibilité qu’offre le HD44780 (chip le plus courant utilisé dans les afficheurs LCD en mode caractère) de créer jusqu’à 8 caractères personnalisés. Ensuite, il suffit de combiner ces caractère spéciaux pour créer un caractère « géant » sur 3 lignes et 4 colonnes.

le code source est dispo ici comme d’habitude 😉

afficheur moto

10Nouvelle moto égal nouvelles idées….
Suite à l’achat de ma nouvelle moto, j’ai voulu concevoir un système me permettant de connaitre le rapport de boite de vitesse engagé (point mort, 1ère, 2ème, 3ème; etc…). Et puis, de fil en aiguille, je me suis dit qu’il me fallait quelques infos supplémentaires à afficher: l’heure, la température ambiante, et pourquoi pas la vitesse….

beaucoup d’infos à afficher et par conséquent beaucoup de capteurs et autres systèmes externes à connecter à un arduino….
De prime abord, j’ai pensé à ces solutions:
Pour la vitesse: un capteur a effet de champ sur la roue arrière ou avant, avec gestion des interruption coté arduino
Pour l’heure: une horloge temps réel type DS1307
Pour la détection du rapport engagé: soit un capteur dans la boite de vitesse, soit…(attention cela se corse) deux capteurs: un sur l’allumage et un sur l’une des roues . On divise ensuite les deux frequences obtenues et le ratio resultant est unique pour chacun des rapports de la boite de vitesse. Par contre, il faut détecter, alors, chaque appuie sur le levier d’embrayage puisque cela fausse les calculs (en débrayant, plus de liaison physique entre le moteur, la boite et les roues, le régime moteur tombe… et tout calcul devient impossible). Ce qui, sur route n’est pas gênant, mais qui rend le système complétement inutile en milieu urbain où l’on joue beaucoup de l’embrayage à faible vitesse….
Pour la température: un éternel capteur onewire type DS18S20 ou DS18B20

Ce qui nous donne au mieux 4 capteurs/systèmes, au pire 5… cela fait beaucoup quand l’on pense qu’il faut en un ajouter avec l’afficheur à gérer !!
Donc, essayons de simplifier la chose…
Et pourquoi ne pas utiliser un petit capteur GPS pour récupérer l’heure et la vitesse? Les prix ont fortement baissé (autour d’une trentaine d’euros) et l’emploi est très simple du fait du standard NMEA de formatage des trames de données renvoyées par les GPS (connecté à un port série). De plus, une très bonne bibliothèque pour arduino existe: TinyGPS
Ok, c’est déjà ça de gagné, deux éléments externes ont été réunis en un, et le tout sans avoir à tirer des fils partout sur la moto, ni de chose à étalonner….

Nous l’avons vu plus haut, la détection du rapport engagé risque de ne pas être une partie de plaisir…Et, c’est là où un obscur dieu grec de la mobylette entre en scène…. Je m’explique: ma moto d’origine coréenne (bon ça va, elle est pas cher, mais elle roule bien.  hein !!) est issue du sous-traitant historique de suzuki et partage beaucoup de pièce avec la production de la marque japonaise… Oui c’est bien, mais pas suffisant..certes !!
Je continue…sur la version plus récente de ma moto, une injection a été greffée et le capteur (vissé sur le coté de la sortie de boite de vitesse) qui donne l’info « point mort » au tableau de bord et à l’injection a été remplacé par une nouvelle version (issue de la banque suzuki) dont la configuration laisse présager quelque chose de sympa pour mon aventure. Un petite photo valant mieux qu’un long discours, je vous laisse constater par vous même.

3Voici donc les deux capteurs, à gauche le nouveau modèle, à droite l’ancien. Le premier constat: il y a beaucoup plus de contacts sur le nouveau!!! Alors, comment cela fonctionne?

Dans la boite, un picot en cuivre situé sur un disque, tourne d’une vingtaine de dégrées lorsque que l’on monte ou l’on descend un rapport et décrit, en gros, 3/4 de tour sur une boite cinq. Sur l’ancien modèle, le picot ne peut faire contact qu’à un seul endroit: quand la boite est au point mort, ce qui met le seul fil du capteur à la masse et permet d’allumer la lampe verte (neutral) du tableau de bord. Sur le nouveau, un rapide constat permet de voir qu’il est au départ prévu pour une boite six (ce qui prouve bien qu’il vient d’une banque d’organes et qu’il a été ré-adapté au modèle injection en n’utilisant que deux fils). Je me suis donc procuré le nouveau modèle avec pour objectif de le désosser et de voir ce qu’il serait possible de faire avec.

Et c’est là, où le dieu grec de la mobylette intervient une deuxième fois !!!! J’ai pu souder un câble à 6 fils au nouveau capteur, noyer le tout dans du silicone haute température et le remettre en place sur ma boite en continuant à utiliser le fil du point mort pour mon tableau de bord….
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Tous les éléments sont maintenant présents pour commencer la réalisation. Un premier test sur une plaque d’essai avec un petit afficheur LCD 2X16 m’a permis de tester la cohabitation des différents éléments:
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Bien évidement, mon bureau ne se déplace pas à 98 km/h !!! C’était un test d’affichage lol. Par contre l’heure indiquée est bien en provenance du GPS. Ce petit afficheur était très lumineux mais malheureusement sa largeur était un obstacle à l’intégration entre les deux compteur du tableau de bord. Je me suis donc tourné vers un afficheur OLED carré d’1,5 pouce de diagonale.

Pour traiter le signal en provenance de la boite de vitesse (mise à la masse de l’un des cinq rapport + point mort) j’avais la possibilité de dédier six pins de l’arduino (chaque pin étant configuré en pullup pour la détection de la mise à la masse).
Les premiers tests sur plaque d’essai ont été concluants, mais malheureusement cela n’a pas fonctionné in-situ. En effet la capteur baigne dans l’huile moteur et le picot qui fait contact avec le capteur n’est pas forcement un très bon conducteur.
La solution consistait donc tout comme pour la lampe « point mort » du tableau de bord à faire passer un courant suffisamment fort dans le capteur (quelques mA à minima contre les µA de l’arduino en direct).
Je suis donc passé par un classique un pont diviseur de tension. Avantage, un seul pin de l’arduino utilisé comme ADC (mesure d’une tension 0-5V), le pont ,par sa configuration, se chargeant de faire circuler l’intensité suffisante pour rendre le montage opérationnel. Comme je voulais conserver la lampe point mort, j’ai ajouté une diode pour ne pas perturber le pont (en evitant des retours de tension), et comme je suis prudent, j’en ai ajouté une sur chaque retour à la masse du pont afin d’isoler chaque élément.
Pour obtenir une alimentation un peu plus stabilisée, je suis passé par un 7810 (qui fourni 10V à partir des 12.8V-13.8V de la batterie), avec une division de base par un peu plus de deux cela donne 4.7V max injecté dans l’arduino….Par la même occasion le 7810 fourni également l’alimentation de l’arduino (ceinture et bretelles)
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Un petit peu de soudure plus tard:
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avec le concours de mon imprimante 3D un petit boitier à cacher sous la selle:
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ce qui donne en vidéo 🙂

L’animation de démarrage avec en parallèle l’acquisition des données GPS (1 min max)

Passage des rapports sur la béquille centrale et affichage en mode jour (le passage jour/nuit se fait en fonction de l’heure et d’une table coucher/lever du soleil cf code source plus bas)

le source est disponible comme d’habitude sur github:
https://github.com/Chnalex/arduino/blob/master/tb_bord_moto.ino
Il est relativement volumineux après compilation (93% des 28ko d’un arduino micro) du fait du stockage en mémoire flash des bitmaps qui servent afficher les nombres et autres valeurs. En effet, l’afficheur OLED basé sur un chip SSD1351 est piloté par la bibliothèque GFX d’adafruit et celle-ci ne contient qu’une font 5×7 pixels qui s’avère extrêmement laide quand on la zoom (pas d’antialiasing et gros pixels moches)

QuBéTank

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QuBéTank ? kesako ?
– « Qu » comme Quentin
– « Tank » comme tank lol
– « QuBéTank » comme cubetto Certes…mais cela ne nous avance pas beaucoup….

Tout a commencé il y a un peu plus d’un an en découvrant le projet d’une petite startup (Primo) qui a réalisé un outil éducatif (cubetto) permettant d’apprendre aux enfants de 3 ans (et plus) la logique de programmation d’une séquence d’actions sur un pupitre. Séquence, qui ensuite est transmise sans fil à un petit robot en forme de cube qui se déplace ensuite en conséquence. Ce concept pour ceux, comme moi, dont l’entrée dans le monde merveilleux de l’informatique c’est fait par le biais du plan informatique pour tous de Fabius en 1985 (ou inversement, pour ceux qui ont réussi à survivre au plan informatique pour tous 😉 ) , se souviendront du Logo… Ce langage qui à l’époque nous apprenait à déplacer une tortue pour réaliser des dessins (pour ceux qui ne connaissent pas, je recommande le très bon article de wikipedia sur le Logo).

J’ai voulu reprendre le principe du cubetto pour le repenser à ma sauce….Une télécommande avec afficheur LCD enregistre la séquence à réaliser (comme un accumulateur), puis lorsque l’on appuie sur le bouton « départ », la télécommande transmet via un port série sans fil crypté le tout au robot pour exécution. Le petit cube en bois du cubetto a été un peu déstructuré à la demande du futur utilisateur, qui du haut de ses quatre an et demi, a voulu un châssis à chenilles (« et avec un truc pour mettre canon, comme ça, ça fera un tank!!!! »).

Exit donc les petites formes en bois à poser sur des emplacements vides du pupitre, je suis parti d’un boiter plus compact ou les séquences seraient saisies en pressant quatre boutons poussoirs (avant – arrière – gauche – droite), le tout s’affichant sur un écran LCD. Deux autres boutons étant dédiés aux fonctions d’exécution et de remise à zéro de la séquence.

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Comme pour mes autres réalisations, j’ai fait découper et graver au laser la plaque de  fond du pupitre chez formulor.de

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La conception du pupitre est relativement simple et fait appel à un arduino . Mais pour une fois, j’ai voulu faire un peu plus dans le DIY (Do It Yourself), et je me suis appuyé sur une version à monter soi même: le Boarduino (un simple PCB sur lequel on soude les composants de base, puis on plug dessus un ATMEGA 328 avec un bootloader arduino).

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L’ensemble des boutons n’est relié qu’à une seule entrée analogique de l’arduino via un réseau de résistance connecté au +5V (l’appui sur un bouton précis génère une tension de sortie qui lui est propre). L’afficheur lcd 2×40 est piloté via un module lcd/I2C qui est directement relié aux bornes du bus I2C de l’arduino.  Pour le port série sans fil, j’ai utilisé un module APC220 dont le branchement est extrêmement simple (un TX et un RX)

Le code source du pupitre hébergé sur github:   https://github.com/Chnalex/arduino/blob/master/qubetank%28telecommande%29

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Cadeau de Noël oblige, la partie robot est basée sur un chassis plutôt bien fini acheté chez roboshop. L’ensemble est mu par deux moteurs DC  (un par bloc chenille).

Comme pour la partie pupitre, un boarduino relié à un deuxième module APC220 (pour recevoir la séquence envoyée par la télécommande). Et le hasard faisant bien les choses, j’ai pu utiliser l’antenne comme faux canon et satisfaire la demande du mini-commanditaire… Par contre, les arduino n’ayant pas d’étage de puissance capable de piloter les moteurs, j’ai du utiliser un double pont en H relié en amont à l’arduino et en aval aux moteurs, pour réaliser cet asservissement.

Afin d’ajouter un peu de réalisme j’ai utilisé l’une des pattes PWM de l’arduino pour attaquer un transistor connecté à un mini haut parleur, et via la bibliotheque PCM l’arduino joue le son d’un canon (en mono 8bit – 8khz) stocké dans son programme. Bon le son est un peu cracra (8khz comme échantillonnage c’est pas top), mais c’est sympa. Et comme un tank qui tire est soumis à un effet de recul, chaque exécution de séquence se termine donc par le bruit du canon suivi d’un leger recul (marche arriere toute pendant 80ms)

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le code source du robot/tank sur gtihub:
https://github.com/Chnalex/arduino/blob/master/qubetank

Et voila comment faire un cadeau de noël éducatif et drôle 😉